Qu’est‑ce que la clostridiose?
Les clostridies sont de petites bactéries anaérobies que l’on retrouve couramment dans l’environne ...
Conséquences pour les ruminants
Clostridium perfringens de type A peut causer une maladie suraiguë et mortelle appelée entérotoxémie.
Cette bactérie vit dans l’intestin des bovins en bonne santé dès un jeune âge. Toutefois, certains facteurs de risque (comme une immunité insuffisante, une alimentation inappropriée, le stress environnemental ou un mauvais état de santé) peuvent déclencher une multiplication incontrôlée dans l’intestin grêle, menant à une surproduction de toxines létales.
La toxine alpha produite par cette bactérie provoque des lésions nécro‑hémorragiques dans l’intestin grêle, ce qui entraîne une progression très rapide de la maladie. Les animaux touchés peuvent présenter des signes précurseurs tels que des coliques, de la léthargie ou des troubles nerveux, qui évoluent souvent vers une mort subite.
Les animaux à forte croissance et de haute valeur sont particulièrement vulnérables, avec des taux de mortalité pouvant atteindre 100 %¹.
Conséquences pour la ferme
Les maladies associées à Clostridium perfringens de type A, comme l’entérotoxémie ou le syndrome de l’intestin hémorragique, représentent un fardeau économique majeur pour les fermes. Elles peuvent entraîner jusqu’à 20 % de mortalité totale du troupeau², touchant les animaux les plus précieux et les plus productifs.
En raison du caractère aigu de la maladie, il n’est pas rare que les producteurs retrouvent des animaux morts sans signes préalables, ce qui accentue encore davantage les pertes financières.
Comment contrôler les clostridies
La lutte efficace contre les maladies clostridiennes repose sur une approche multifactorielle centrée sur quatre piliers clés : la gestion de l’environnement, les pratiques d’alimentation, l’hygiène sanitaire et la vaccination.
- Environnement : Maintenir un environnement propre et bien géré, ainsi que réduire les facteurs de stress comme le surpeuplement ou une mauvaise hygiène, permet de diminuer le risque d’éclosion de maladies.
- Gestion de l’alimentation : Un contrôle strict des facteurs alimentaires, particulièrement la limitation de l’apport en amidon, aide à réduire la prolifération des clostridies. Un excès de glucides dans la ration peut favoriser la croissance de ces bactéries.
- Statut sanitaire : Assurer une bonne santé générale du troupeau, y compris en maîtrisant les conditions immunosuppressives comme certaines maladies infectieuses ou le parasitisme, est essentiel pour prévenir les maladies clostridiennes.
- Vaccination : Les vaccins contenant une forte concentration de toxoïde alpha stimulent le système immunitaire afin qu’il produise des anticorps capables de neutraliser la toxine alpha³. Le respect de protocoles de vaccination appropriés améliore considérablement la résistance aux maladies clostridiennes.
Pour en savoir plus, consultez notre blog corporate dédié à la santé des ruminants.
References:
1. Lebrun, M., Mainil, J.G., & Linden, A. (2010). Cattle enterotoxaemia and Clostridium perfringens: description, diagnosis and prophylaxis. Veterinary Record, 167, 13 – 22.
2. Pardon B, De Bleecker K, Hostens M, Callens J, Dewulf J, Deprez P: Longitudinal study on morbidity and mortality in white veal calves in Belgium. BMC Vet Res 2012, 8:26.
3. Internal data Ceva – BioX. Not published.